dimanche 10 avril 2011
Brouhaha...
Il y a des moments où écrire est une épreuve, de longs et laborieux instants où le bavardage mental est impossible à apaiser, où les pensées ne tissent plus un joli fil de soie mais une véritable toile d'araignée !
Je fais de mon mieux pour observer ce qui se passe, faire la part des choses entre les sombres pensées qui peuplent et influencent mon esprit depuis fort longtemps, de celles qui me semblent nouvelles et positives mais si fragiles.
J'ai le sentiment de me trouver à un carrefour de ma vie, sans savoir néanmoins vers quel chemin m'engager désormais. J'ai grand besoin d'apaiser ce brouhaha, afin de prêter attention aux messages intuitifs non destructeurs auxquels je crois profondément.
Je me trouve dans une période fébrile de grands questionnements, épuisante période... Dans de tels moments la sagesse se voudrait d'opérer le lâcher prise, attendre que les ruminations se calment, dans l'espoir de percevoir l'essentiel, si tant est qu'il existe pour moi !
Je souhaiterais comme l'a écrit Julius Sturm, ne plus être dans un monde de questionnement incessant :
"L'oiseau chante et ne se demande pas qui l'écoute.
La source coule et ne demande pas pour qui elle coule.
La fleur, fleurit et ne demande pas qui la cueille.
Tâche d'en venir à faire de même."
Pour tenter au moins de m'approcher de ces sages conseils, il me faudrait être tel un papillon qui volète de fleur en fleur sans parcours bien défini... Mais l'être humain se doit d'avoir des projets, des rêves qui lui permettent d'avancer ; je fais le triste constat de n'en avoir pas !
Ma solitude est devenue un lieu de répit, un refuge pourtant pas si tranquille, solitude dans laquelle je suis totalement enlisée. Je ne me sens plus faire partie intégrante de la vie, que je ne vois pas comme une myriade de couleurs arc-en-ciel !
Je suis consciente que le changement peut survenir naturellement un beau jour, mais je sais que chez moi cela demande, paradoxalement, une progression très lente et de surcroît bien silencieuse. J'observe une multitude de dysfonctionnements dans ma vie, mais suis-je prête à m'en débarrasser ?
*
vendredi 1 avril 2011
L'aube du renouveau
Cela fait six jours que j'ai modifié mon rythme de vie... Oui, six jours que je n'erre plus lamentablement dès mon réveil, comme je l'ai fait depuis tellement d'années !
Six jours c'est peu, mais c'est beaucoup... Six jours qu'au lever je m'engouffre dans la salle de bain ; vers 10h30 environ ma toilette est faite. Bien qu'à ce jour c'est ma seule petite victoire, je me sens "Vivante" !
J'ai enfin oser changer... Tous les messages intérieurs que je nourrissais vainement ont traversé des années de blocages, de doutes, de peurs inconsciemment accumulés.
Ce qui me paraît le plus inattendu est le fait que cela ne me demande aucun effort ; je pensais qu'il me faudrait redoubler de vigilance, je m'étais d'ailleurs mise en "auto-surveillance", mais cela ne fut pas nécessaire !
Je n'ai pas de mots pour décrire le sentiment de liberté que cette nouvelle habitude produit sur mon état général !.. Ce changement que je pressentais comme une réelle source d'inconfort, m'apporte de douces émotions de contentement.
Ma lucidité que je considère une bonne amie, même si elle est douloureuse à vivre, m'a permis de rester fixé à ce qui est essentiel à mon bien être, et de ne jamais m'en éloigner, quand bien même les actions ne suivaient pas !
Combien de fois j'eusse préféré lâcher prise afin d'éviter cette lutte épuisante, tant morale que physique ! J'ai dû composer si longtemps avec le désir d'avancer et la difficulté d'agir... Toujours entre deux eaux, et cette vague houleuse, déferlante, détruisant tout sur son passage.
Aujourd'hui, 1er avril, je pourrais croire à une bien jolie farce, mais il n'en est rien... Je sens que j'installe le premier repère essentiel au renouveau de mon existence. La barrière la plus infranchissable s'est enfin brisée, je vais pouvoir à mon rythme, envisager de petits objectifs qui vont permettre de m'accomplir dans de belles choses qui je le sais, m'aideront à retrouver confiance et de l'estime pour moi.
Je vais évoluer chaque jour un peu à la façon des "alcooliques anonymes", savourant pleinement chaque journée victorieuse.
Je ne peux terminer ce billet sans penser à un être exquis, plein d'empathie à mon égard et sans qui ce changement ne serait pas ! A mon écoute, et lors de nos conversations parfois difficiles pour moi, ses mots ont de toujours un écho qui résonne tout bas et chemine... Ce changement ne serait pas, sans lui !
Si l'aube se révèle enfin après ma longue nuit si noire, il n'est pas étranger à ce début de renaissance.
C'est pourquoi je veux de tout mon coeur lui dire : merci Georges.
vendredi 18 février 2011
Le Samouraï et le Maître Zen
*
Un homme très fier, un guerrier,
un samouraï vint voir un maître zen.
Le samouraï était très célèbre et
très connu dans tout le pays, mais en regardant le maître, en regardant
sa beauté et la grâce du moment, il se sentit soudain inférieur.
Peut-être était-il venu avec le désir inconscient de prouver sa
supériorité.
Il dit au maître: "Pourquoi est-ce que je me sens inférieur ?
Il y a un instant tout allait bien, mais en entrant dans votre cour,
soudain, je me suis senti inférieur. Jamais je ne me suis senti ainsi
auparavant. Mes mains tremblent.
Je suis un guerrier, j'ai affronté la
mort de nombreuses fois, je n'ai jamais ressenti aucune peur. Pourquoi
ai-je peur maintenant ?"
Le maître dit: "Attends, lorsque tout le monde sera parti, je
te répondrai".
Les gens défilèrent toute la journée pour voir le maître
et l'homme se lassait de plus en plus d'attendre.
Le soir lorsque la
chambre fut vide et qu'il n'y eut plus personne, le samouraï demanda:
"Peux-tu me répondre maintenant ?"
"Viens dehors" dit le maître.
C'était une nuit de pleine lune, l'astre se levait tout juste à
l'horizon...
"Regarde ces arbres" lui dit-il "celui-ci qui s'élance
haut dans le ciel et ce petit arbre à côté.
Tous les deux ont grandi
devant ma fenêtre pendant des années et il n'y a jamais eu aucun
problème.
Le petit arbre n'a jamais dit au grand: "Pourquoi est-ce que
je me sens inférieur à côté de toi ?
Comment est-ce possible ?"
Cet
arbre est petit et cet arbre est grand et je n'ai jamais entendu aucun
chuchotement".
"Parce qu'ils ne peuvent pas se comparer" expliqua le samouraï.
"Alors tu n'as pas besoin de me questionner, tu connais la réponse" lui répondit le maître.
Source inconnue trouvée ici
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mercredi 9 février 2011
L'esprit de solitude
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4ème de couverture :
"Pour la plupart des
contemporains, la solitude est ressentie de façon négative : on la confond avec
l'isolement, le manque, l'abandon.
Et la société veille à empêcher que l'être humain ne se retrouve seul, face à lui-même.
Or, la solitude choisie est loin
d'être un enfermement, une pauvreté : c'est un état d'heureuse
plénitude.
Non seulement parce qu'elle est
disponibilité et chemin d'apprentissage de l'amour.
Il n'est pas de liberté de
l'individu sans ce recueillement de la pensée, sans cet ermitage du
coeur.
Pourquoi tant de philosophes,
d'artistes, de saints et de mystiques furent-ils de grands solitaires
?
Quelle force, quelle inspiration
puisèrent-ils dans une vie d'austère apparence ?
Et pourquoi notre monde lutte-t-il
avec tant d'ardeur contre un état propice à la connaissance de soi ?
Spécialiste des mythes,
auteur entre autres de Divine Blessure, Jacqueline Kelen invite ici chacun à
découvrir son immense liberté."
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dimanche 30 janvier 2011
Entrouverte était la porte !.. J'en ai passé le seuil...
Comme une douce invitation... Comme attendue...
Je quittais un jardin pour entrer à nouveau en un endroit fleuri...
Ce jour là, bien qu'en hiver, le ciel était bleu, l'air délicieusement parfumé...
Je ne sais comment je suis arrivée en ce lieu enchanteur...
Ai-je entendu et suivi le chant d'un ange !..
Je me souviens que la nuit n'avait pas encore revêtu ce bel endroit,
de son manteau obscur...
Aussi clairement qu'un jour naissant, j'avais la certitude que mon arbre brodé...
Premier ouvrage de la nouvelle année...
Oh comme j'y tenais !..
Devait se reposer ici, dans le jardin de ma souffrante amie...
Pour lui dire combien je pense à elle...
Combien d'espoir j'ai semé en ses racines...
Je l'ai souhaité blanc, aussi pur et doux que son prénom "Marie"...
Et baptisé " l'Arbre de Vie "...
Pour ELLE
lundi 1 mars 2010
Nouvelle déco
En cours de rédaction...
Nostalgie
"Pour quelqu'un de très spécial
Aujourd'hui, la pluie, le vent, me rendent nostalgique.
Je dédie cette illustration à une amie très chère et a laquelle je souhaite que le vent du bonheur vienne rapidement gonfler les voiles de son bateau pour l'emmener vers de plus doux horizons....
Merci à toi d'être toujours là !!!"
Marie
21 octobre 2009
Dame Nostalgie me ramène sans cesse vers ce si doux billet !
L'empreinte de cette belle et si parlante illustration, est marquée de façon indélébile en ma mémoire ; les mots si sincères qui l'accompagnent, mélodieux et plein d'espoir, me rappellent sans cesse qu'il me faut capturer ce "fameux vent du bonheur".
Suis-je là pour ma douce Amie ?... Non !
Pour des raisons que je respecte je n'ai plus vraiment le droit d'être là... Voilà ce que c'est que d'être si sensible "fragile" comme on dit !
Parfois les portes se referment sans qu'on ait pu en décider, et cela fait mal !
Seuls la compréhension et le respect de l'autre, font que l'on accepte ce que nos Anges protecteurs nous infligent avec peine, chagrin, douleur, juste pour notre bien-être.
En ce 1er mars, je vais faire de mon mieux pour hisser haut les voiles, me détourner des vagues de perdition...
Marie, ma douce, tu es nichée dans mon petit coeur... A cet endroit là, je suis la seule à décider, contre vents et marées, tu resteras !
Tendrement, de moi, pour toi...
à tout jamais
lundi 7 septembre 2009
Août est parti...
Le mois d'août s'est terminé il y a peu, je ne le regrette pas... Mais quel enfer !..
Encore un été dont je n'aurais pas profité, comme toutes les autres saisons d'ailleurs, et cela depuis tant d'années.
Puis septembre est arrivé à grand pas, ah ce fameux mois de septembre...
La rentrée a frappé à la porte de chacun, pour moi ce n'est que la simple continuité d'un jour de détresse après l'autre.
Le mois de septembre a toujours représenté pour moi la nouvelle année, le 1er janvier à côté n'est rien !
samedi 20 décembre 2008
Côté broderie, je ne sais plus...
Côté broderie, je ne sais plus du tout où j’en suis !
Depuis plusieurs mois je sens que mes goûts s'orientent vers une broderie plus mature ; moi qui n'appréciais pas particulièrement les toiles anciennes, genre lin, me plaisent désormais... Le monochrome que je trouvais joli chez les autres, m'attire de plus en plus.
Je me souviens avoir évoqué ce sujet avec un ami médecin... Après une écoute attentive, il m'avait tout naturellement dit : "c'est la maturité", je pense qu'il a raison ; néanmoins tentant un travail de recentrage sur ma tite personne, le fait de penser à broder "pour moi" fait que ma personnalité première s'exprimera différemment.
Brodant depuis seize ans, essentiellement pour des cadeaux à mes proches, amis, la broderie "esprit ancien" ne convient pas vraiment pour célébrer certains évènements, et encore moins pour les enfants !
Ce n’est peut-être qu’un passage, mais je ressens au plus profond de moi que cette nouvelle façon de broder, ayant pris beaucoup de temps pour s’installer, aujourd’hui arrivée à maturité, est là pour longtemps !
Il n’en faut pas plus pour créer chez moi la confusion, comment désormais broder pour les autres, je n’ai jamais su faire que cela en fait !… Depuis plusieurs semaines, je brode peu, et sans vraiment de plaisir ; cela ne me convient pas, perturbe mon esprit déjà bien trop sollicité !
J’ai donc hier décidé de ranger toutes mes ouvrages.
Besoin nécessaire de faire une pause, de laisser venir à moi la petite voix intérieure qui guidera mes aiguillées dans l’avenir.
Pendant ce temps, je vais encore et encore tenter de m’orienter vers le dessin, ce qui ne serait pas une mauvaise chose, j’alimente ce désir depuis si longtemps !
Malgré mes timides tentatives, jusqu’à ce jour je n’arrive pas à m’y consacrer vraiment ; j’ai perdu totalement confiance en mes possibilités, avec ce sentiment fort désagréable et si frustrant, de n’être plus capable d’aucune réalisation, même ludique et naïve.
Dois-je retourner au jardin d'enfants !...
dimanche 7 septembre 2008
Dimanche 7 septembre 2008
C'est avec l'esprit très confus que je pose ces quelques mots...
J'ai cinquante ans aujourd'hui
Contrairement aux deux dernières décennies très difficiles, celle qui se dessine m'angoisse, me perturbe, me préoccupe, me boulverse !
J'ai mal au plus profond de mon être. J'ignore combien de temps j'ai encore devant moi ; sans faire dans le pathos, beaucoup d'années sont passées déjà, et si peu de belles choses réalisées !
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MON BILAN EST AMER !..
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J'ai le devoir de ne pas continuer ainsi, il me faut réagir du mieux possible c'est devenu plus qu'existentiel.



























